On nous dit que le Coran serait la parole de Dieu, que celui-ci l'aurait composé lui même en arabe depuis toujours.
Or, dans le Coran, on trouve des noms propres arabes qui n'ont pas de sens en arabe (au delà de la désignation des personnages qui portent ces noms) alors même qu'ils ont un sens en hébreu ou en araméen. C'est donc la preuve que ces noms ont été inventés d'abord dans ces langues, et qu'à partir de là, ils ont été ensuite traduits en arabe où ils ont perdu leur sens originel. Et donc la preuve que le Coran n'a pas été directement composé en arabe mais qu'il a emprunté à la culture hébraïque et araméenne les noms des protagonistes des histoires para-bibliques qu'il renferme.
Exemples :
Le texte coranique est sensé avoir été composé dans une "langue arabe bien claire" (S16,103) et même une "langue arabe très claire" (S26,95). Pourtant, de très nombreux mots ont en fait été empruntés à des langues non arabes, principalement l'araméen, mais aussi le persan ou l'éthiopien. En particulier, la plupart du vocabulaire religieux, du vocabulaire théologique coranique provient ainsi directement de l'araméen, sans traduction en arabe, par translittération directe (comme on dit "week end" en français). Quelques exemples :
Salat
Zakat
Surah (sūrat)
Aya
Parfois, le sens arabe (ou plutôt le sens islamique) du mot emprunté a pu dévier marginalement, ou même changer fondamentalement, par rapport au mot originel en araméen (à la manière, par exemple, dont on dit "basket" en français pour signifier "chaussure de sport" alors que le mot anglais originel désigne le "panier" - comme dans le sport "basket ball", "balle au panier", dont provient l'expression "basket ball shoes", "chaussures de basket-ball", que l'usage en français a tronqué en "basket").
Massih
Hajj
Omra
Nasara
Sources :