Arnaud Dumouch a fait une très bonne vidéo pour parler de la mort et du salut :
https://www.youtube.com/watch?v=_mXyMQUXxcc&feature=youtu.be
Le péché mortel suppose 3 choses : 1°/ matière grave (10 commandements), 2°/ pleine conscience (liberté), 3°/ volonté d'offenser Dieu (aversion volontaire)
Le "choix libre" dont parle le CEC suppose tout cela (cf. CEC n°1020 à 1022 et 1033 à 1036 ci-dessous)
Ce doit être vraiment libre, sinon ce n'est pas juste, c'est pourquoi l'idée de cette confrontation dans l'amour et la vérité avec le Verbe "qui illumine tout homme" au bout du tunnel où tu revois ta vie en pleine conscience me parait 100% conforme à la doctrine catholique du jugement particulier qui "réfère sa vie au Christ" et qui dit qu'il faut se positionner par rapport à "la grâce divine manifestée dans le Christ" : si on ne connait pas le Christ (et qui le connait ? Même les Apôtres après 3 ans avec lui ne le reconnaissaient que difficilement après sa glorification !), comment pourrait-on en plein econscience se positionner par rapport à lui ?.
Jamais personne n'a dit en théologie que la mort était l'arrêt du coeur : cela c'est une notion médicale et d'ailleurs elle est fausse car bien des personnes sont revenues à la vie après un arrêt cardiaque, sans compter les EMI par millions, dans toutes les cultures.
La mort est "une venue vers le Christ et une entrée dans la vie éternelle", c'est à dire que c'est un passage (une pâque) de ce monde à l'éternité et ce process dure le temps qu'il faut et il suppose la rencontre avec la vérité du Christ pour que le choix soit libre et que ce soit un vrai oui ou un vrai non
Adam a attendu 6.000 ans que le Christ descende aux enfers pour que les "morts" puissent faire un choix libre par rapport à lui ...
Après comme "l'arbre tombe du côté où il penche" comme disait le curé d'Ars, il est évident qu'il ne faut pas prendre l'habitude de pécher et que le risque est grand pour ceux qui ont mal vécu et qui terminent leur vie terrestre dans le péché, mais dans le conditionnement terrestre on ne peut pas poser un choix vraiment libre.
Bref, je trouve que cette analyse d'Arnaud Dumouch est très bonne, conforme au CEC et à la foi catholique et je ne vois pas au nom de quoi on peut la contester.
Tout acte sur terre ne se fait pas en pleine conscience mais que nos actes contribuent à modeler notre choix
Donc un gars qui pèche mais qui n'a jamais entendu parler du Christ ou qui le connait mal a droit à prendre une décision libre et la liberté suppose de connaître donc oui, je pense qu'il y a au moment de la mort une illumination dans la lumière de l'amour et de la vérité du Christ qui te fait voir ta vie à la manière dont le Christ la voit et je pense qu'il te propose l'éternité avec lui mais tu peux librement l'accepter ou la refuser
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Article 12
" Je crois à la vie éternelle "
1020 Le chrétien qui unit sa propre mort à celle de Jésus voit la mort comme une venue vers Lui et une entrée dans la vie éternelle. Lorsque l’Église a, pour la dernière fois, dit les paroles de pardon de l’absolution du Christ sur le chrétien mourant, l’a scellé pour la dernière fois d’une onction fortifiante et lui a donné le Christ dans le viatique comme nourriture pour le voyage, elle lui parle avec une douce assurance :
Quitte ce monde, âme chrétienne, au nom du Père Tout-Puissant qui t’a créé, au nom de Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, qui a souffert pour toi, au nom du Saint-Esprit qui a été répandu en toi. Prends ta place aujourd’hui dans la paix, et fixe ta demeure avec Dieu dans la sainte Sion, avec la Vierge Marie, la Mère de Dieu, avec saint Joseph, les anges et tous les saints de Dieu (...). Retourne auprès de ton Créateur qui t’a formé de la poussière du sol. Qu’à l’heure où ton âme sortira de ton corps, Marie, les anges et tous les saints se hâtent à ta rencontre (...). Que tu puisses voir ton Rédempteur face à face ... (OEx " Commendatio animæ ").
I. Le jugement particulier
1021 La mort met fin à la vie de l’homme comme temps ouvert à l’accueil ou au rejet de la grâce divine manifestée dans le Christ (cf. 2 Tm 1, 9-10). Le Nouveau Testament parle du jugement principalement dans la perspective de la rencontre finale avec le Christ dans son second avènement, mais il affirme aussi à plusieurs reprises la rétribution immédiate après la mort de chacun en fonction de ses œuvres et de sa foi. La parabole du pauvre Lazare (cf. Lc 16, 22) et la parole du Christ en Croix au bon larron (cf. Lc 23, 43), ainsi que d’autres textes du Nouveau Testament (cf. 2 Co 5, 8 ; Ph 1, 23 ; He 9, 27 ; 12, 23) parlent d’une destinée ultime de l’âme (cf. Mt 16, 26) qui peut être différente pour les unes et pour les autres.
1022 Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification (cf. Cc. Lyon : DS 857-858 ; Cc. Florence : DS 1304-1306 ; Cc. Trente : DS 1820), soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel (cf. Benoît XII : DS 1000-1001 ; Jean XXII : DS 990), soit pour se damner immédiatement pour toujours (cf. Benoît XII : DS 1002).
Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour (S. Jean de la Croix, dichos 64)
IV. L’enfer
1033 Nous ne pouvons pas être unis à Dieu à moins de choisir librement de l’aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-mêmes : " Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide ; or vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui " (1 Jn 3, 15). Notre Seigneur nous avertit que nous serons séparés de Lui si nous omettons de rencontrer les besoins graves des pauvres et des petits qui sont ses frères (cf. Mt 25, 31-46). Mourir en péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot " enfer ".
1034 Jésus parle souvent de la " géhenne " du " feu qui ne s’éteint pas " (cf. Mt 5, 22. 29 ; 13, 42. 50 ; Mc 9, 43-48), réservé à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie de croire et de se convertir, et où peuvent être perdus à la fois l’âme et le corps (cf. Mt 10, 28). Jésus annonce en termes graves qu’il "enverra ses anges, qui ramasseront tous les fauteurs d’iniquité (...), et les jetteront dans la fournaise ardente " (Mt 13, 41-42), et qu’il prononcera la condamnation : " Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel ! " (Mt 25, 41).
1035 L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire.
1036 Les affirmations de la Sainte Écriture et les enseignements de l’Église au sujet de l’enfer sont un appel à la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel. Elles constituent en même temps un appel pressant à la conversion : " Entrez par la porte étroite. Car large et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui le prennent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent " (Mt 7, 13-14) :
Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents (LG 48).
1037 Dieu ne prédestine personne à aller en enfer (cf. DS 397 ; 1567) ; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin. Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut "que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir " (2 P 3, 9) :
Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus (MR, Canon Romain 88).